En avril, la neige a fondu et les beaux jours reviennent. Comment ne pas succomber à l’appel des premières randos ! Moins extrême que ses cousines hivernales et estivales, le printemps exige paradoxalement tout autant de précautions. Voici 5 écueils à éviter pour randonner au printemps en toute sécurité.
Une météo trompeuse
Les températures sont douces en vallée, mais en montagne au printemps, l’isotherme 0°C bouge énormément, les nuits restent glaciales, les thermiques sont violents et les changements de météo sont rapides. Alors pour éviter l’hypothermie lors d’une balade, on adapte sa tenue aux conditions météorologiques.
La neige est toujours là
En plaine, la neige est un lointain souvenir mais à 1600–2000 m, on peut retrouver névés, pentes enneigées et sentiers gelés le matin. A prendre en compte pour éviter temps de parcours rallongés voire chutes et blessures.
Terrains complexes
Au printemps la montagne est chargée : la boue, les racines, les pierres instables, la neige lourde chargent les sentiers et les ruisseaux sont nourris par la fonte des neiges. Tous ces éléments ralentissent le randonneur•se. Chaque sortie printanière doit intégrer ces terrains plus complexes dans l’estimation de la durée et la gestion de la fatigue.
Un cycle circadien encore court
Si en été on dispose d’une grande marge de sécurité, au printemps, la nuit arrive vite en montagne à cette inter-saison. Et la triple menace fatigue + retard + froid est plus présente. Là encore, la durée de marche doit se baser sur les levers et couchers de soleil de la saison.
Pour finir, gardons en tête que le printemps est une inter-saison où les refuges sont souvent fermés et les sentiers pas encore entretenus. Autant de raisons de bien préparer ses première sorties.
Bon début de saison de rando à tous et toutes !

